Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 22:03

 

Beaucoup d'entre nous connaissent cette photo !

 


Aujourd'hui c'est avec encore plus de tristesse que je la regarde ! Monsieur Robert S.Cone nous a quitté ce 30 juin 2010 à 88 ans. Mr Cone était né en 1921 et c'est donc à 23 ans qu'il débarque en Normandie comme membre du 506th Parachute Infantry de la 101e Airborne. Cette fameuse unité connue également sous le nom de « The Filthy Thirteen » et qui inspira le titre du film 'Dirty Dozen' (Les 12 Salopards) qui reste une pure fiction.

Le 6 juin 1944, aprés son saut, Robert est blessé et il est fait prisonnier ! Il était le seul membre juif de son groupe et il passera 9 mois dans les stalags; Il sera signalé comme tué dans l'action à sa famille. Il fut libéré par les soldats russe en 1945 !


Quand il rentra chez lui, Robert repris une vie normal. C'était un homme modeste qui ne parla que très rarement de sa période de Eagles Screaming. Il fut postier puis plombier. Il habitait à Hull avec son épouse, Ida qui a aujourd'hui 65 anset qui fut à ses cotés jusqu'à la fin. Il aura 3 enfants ! Il laisse aussi 7 petits-enfants et 7 arrières-petits- enfants à qui nous nous joignons dans cette douleur.


A sa retraite, il déménagea pour habiter en Floride à Delray Beach où il profita du golf ! Il aimait beaucoup voyager avec les derniers vétérans du « Filthy Thrirteen » les accompagnant dans de nombreux événements à travers tout le pays. En 2003, Son nom sera cité dans le livre retraçant la véritable histoire des « Filthy Thirteen » écrit par Richard Killblane et Jake McNiece. (Voir photo )

 

Mais c'est seulement en 2006 qu'il reçut enfin les médailles qu'il méritait et qui n'ont pas pu lui être remise car tous le croyait mort a l'époque ! (Il leur a fallut quand même du temps pour comprendre! ) de plus on lui a remis 13 medailles ! Quelle coïncidence ! Dont la purple heart, la Bronze star, celle du prisonnier de guerre et une Presidential unit citation.


Aujourd'hui, Robert a rejoint un grand nombre de ses frères d'armes ! Il n'a jamais oublié...

De notre coté, faisons ce que nous pouvons pour que jamais on ne l'oublie !


 

 

 

Bon voyage Robert S. Cone !
Par Britt and Jeff - Publié dans : GI's Normandie - Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 11:52
Pour répondre a Nati qui recherche de la musique sur l'époque WW2, voici le coffret dont je lui ai parlé : HITS OF THE WAR YEARS



Il est composé de 12 cd. C'est un collector limité, et il devient un peu difficile à trouver. Toutefois dans certaines boutiques de Normandie il est encore disponible et son prix est abordable ! Entre 32 et 35 euros environ.

Nati va jeter un coup d'oeil ici :
http://www.leholdy.com/boutique/spip.php?rubrique152



Hits of the War Years: The Ultimate Victory Album


sinon tu as celui là qui est relativement connu ! tu le trouves sur Amazone.fr.  http://www.amazon.fr/Hits-War-Years-Ultimate-Victory/dp/B000028BHR/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1261825697&sr=1-1











1944 - 1945 Bennie Goodman est quasi incontournable, mais un peu plus difficile à trouver que Glenn Miller. Celui là vient également de chez Amazone.fr.







Et pour se mettre dans l'ambiance de ce musicien exceptionnel voici une petite vidéo sur le titre que je préfére : SING SING SING....






Pour vous prouver que le Swing n'est pas mort, voici un petit groupe actuel qui nous replonge avec délice dans l'ambiance années 40 : Doodlin qui je l'avoue j'ai trouvé par hasard au cours de mes longues recherches. Mais regardez et surtout écoutez c'est un régal ....






De ce genre on en redemande... alors comme c'est bon je vous en remets !!





Voila c'est comme un petit cadeau de Noel, que j'avais envie de vous faire !!


JOYEUSES FETES A VOUS TOUS !!!!!















Par Britt and Jeff - Publié dans : Biblio-Vidéos
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 10:38

Le 16 septembre 2009,  juste après la sortie du film "Inglourious Basterds" dont je tairais ici ce que j'en pense, sort un nouveau film sur la seconde guerre mondiale,L'ARMEE DU CRIME, réalisé parRobert Guédiguian. Celui-ci a au moins le mérite de reprendre à son compte l'histoire réelle cette fois du mouvement de résistance le F.T.P-M.O.Ic'est à dire les Francs Tireurs et Partisans de la Main d'Oeuvre Immigrée,et plus particulièrement sur Missak Manoukian.  On connaît la célèbre affiche rouge sur laquelle je reviendrai plus bas. Mais pour l'instant laissez-moi vous présenter ce film qui à mon humble avis vaut bien une place de cinéma.




L'histoire... du film.

Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros.
Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944.
Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende.
C'est cette belle et tragique histoire que raconte le film.


Mon tout petit avis :

J'ai parcourue les critiques sur ce film, et j'y ai trouvé des avis bien contradictoires. Toujours est-il, que ce film est un très bel hommage à tous ces jeunes gens d'origines étrangères qui se sont battus jusqu'à la mort pour notre France. Certes, Robert Guédiguian, arménien et communiste ne pouvait que se sentir particulièrement impliqué par l'histoire de Missak Mamouchian. Il est vrai que Robert Guediguian s'offre quelques fantaisies avec la chronologie des faits réels, mais ce film n'a pas pour vocation d'être un documentaire. Il s'agissait pour le réalisateur de recréer l'ambiance et les spécificités de l'occupation allemande, et de nous sensibiliser sur la fraternité, le dégoût, la colère et le courage des ces hommes et femmes qui se sont battus pour un pays qui n'était pas le leur mais qu'ils aimaient profondément. Robert Guédiguian met également l'accent sur un autre sujet délicat qui est celui de la collaboration de la police française largement félicité par les nazis pour ses interventions notamment lors de la rafle du Vel d'Hiv et bien sûr l'arrestation du réseau Manouchian.
Pour ma part je ne vous conseille pas ce film si vous cherchez du grand cinéma Hollywoodien, ou si vous prenez ce film et l'histoire qu'elle raconte pour argent comptant. En effet ce film rappelons le est français et son scénario aussi. Il manque quelque peu d'action ce qui est dommage car on est loin des 229 actions menées par le F.T.P-M.O.I dont faisait parti le groupe Manoukian pendant la seconde guerre mondiale.
Par contre, le sujet est des plus intéressant, car même si l'affiche rouge est trés connue beaucoup de personnes ne connaissent pas son histoire. Pour ma part ce film m'a poussé à en savoir d'avantage sur le réseau F.T.P-M.O.I. Donc si d'autres font la même démarche moi je dit bravo à Robert Guédiguian qui a su éveiller notre curiosité, et ainsi contribuer à la mémoire de l'histoire.

Voici donc sans plus attendre la bande annone du film :


Interview de Robert Guédiguian :




Petit retour sur l'histoire de Missak Manoukian :


Il est né le ler septembre 1906dans une famille de paysans arméniens du petit village d'Adyaman, en Turquie. Il a huit ans lorsque son père est tué par des militaires turcs au cours d'un massacre . Sa mère mourra de maladie, aggravée par la famine qui frappait la population arménienne. Les atrocités du génocide marquent Missak Manouchian pour la vie.
D'abord recueilli par des kurdes il sera par la suite pris en charge par une institution catholique française avec son frère Kabaret.
Missak Manouchian a 19 ans lorsqu'il arrive en France en 1925.Il débarque à Marseille où il exerce le métier de menuisier qu'il a appris à l'orphelinat. Puis en compagnie de son frèreil vient s'installer à Paris. Kabaret décédera en 1927. En 1930, Missak profitede son licenciement économique de chez Citroën pour étudier la littérature française à travers Beaudelaire, Rimbaud et Verlaine qu'il traduira en arménienavec son ami Semma qui a les mêmes origines que lui. Il fréquente alors les "universités ouvrières" créées par les syndicats CGT et fonde successivement deux revues littéraires, Tchank (Effort) puis Machagouyt (Culture).
En 1934 il adhére au parti communiste,  
En 1937, on le trouvera en même temps à la tête du Comité de secours à l'Arménie, et rédacteur de son journal, Zangou (nom d'un fleuve en Arménie).
Après la défaite de juin 1940, Manoukian continue ses activités communistes devenu illégales depuis 1939.
En 1943 Il est plongé dans le FTP-MOI,sous la direction du juif Boris Holban qui lui cédera sa place dés 1943.
Depuis fin 1942, les groupes Manoukian sous le commandement de Joseph Epstein, supérieur hiérarchique de Missak Manoukian, mènent dans Paris une guérilla incessante contre les Allemands : ils ont réalisé en moyenne une opération armée tous les deux jours: attentats, sabotages, déraillements de trains, pose de bombes. Leur grand coup d'éclat a lieu le 28 septembre 1943 lorsqu'ils abattent Julius Ritter, responsable du S.T.O. en France et général S.S.
Le 16 novembre 1943Missak Manouchian doit rencontrer Joseph Epstein sur les berges de la Seine à Evry. il ignore qu'il est suivi depuis son domicile parisien lorsqu'ils sont arrêtés sur la rive gauche par des policiers français en civils.
La Brigade spéciale n° 2 des Renseignements généraux avait réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943. À partir de là, elle put mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestationsdont celles de Manouchian et Joseph Epstein.Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei (GFP) qui exploitent l'affaire à des fins de propagande. le groupe est essentiellement composé d'étrangers : huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et trois Français seulement. Parmi eux, neuf sont juifs et tous sont communistes ou proches du P.C.



Les Allemands donnent une publicité inhabituelle à leur procès. La presse est invitée: une trentaine de journaux français et étrangers sont représentés. Les services de la propagande allemande envoient une équipe cinématographique. C'est un procès de 3 jours à grand spectacle. Son but est évident, le président de la cour martiale le précise : il faut " faire savoir à l'opinion française à quel point leur patrie est en danger ".
Dans le même temps, Les partisans du régime de Vichy en collaboration avec les allemands publient une affiche rouge avec le portrait de 10 des hommes du groupe de Manoukian.

Missak Manouchian tombera au Mont-Valérien, avec vingt-et-un de ses camarades, sous les balles de l'ennemi, le 19 février 1944.Également condamnée à mort, la jeune femme, Olga (Golda) Bancic, sera décapitée en Allemagne. Joseph Epstein et vingt-huit autres partisans français seront fusillés le 11 avril 1944.





En 1955,à l'occasion de l'inauguration de la rue du Groupe Manouchian, située dans le 20earrondissement de Paris,Aragon écrit un poème Strophes pour se souvenir, librement inspiré de la dernière lettre que Missak Manouchian adressa à son épouse Mélinée. Ce poème sera mis en musique par Léo Ferré sous le titre L'Affiche rouge, en 1959
.


La mairie d'Évry a donnéle nom de Missak Manouchian à un parc en bord de Seine, à l'endroit même où eut lieu son arrestation.

Une plaque commémorative a été déposée le 21 février 2009, par la mairie de la ville de Paris, au 11 rue de Plaisance, Paris XIVe, en présence d'anciens Résistants. Cet ancien hôtel fut le dernier domicile de Mélinée (née Assadourian) et Missak Manouchian.


Voici la lettre trés émouvante que Missak Manoukian adressa à sa femme Mélinée avant de mourir :

21 février 1944, Fresne


Ma chère Méline, ma petite orpheline bien aimée. Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, j’y ne crois pas, mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je técrire, tout est confus en moi et bien claire en même temps. Je m’étais engagé dans l’armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et de but. Bonheur ! à ceux qui vont nous survivre et goutter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. J’en suis sûre que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoir dignement. Au moment de mourir je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit. Chacun aura ce qu’il meritera comme chatiment et comme recompense. Le peuple Allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité

après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur ! à tous ! — J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendu heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre sans faute et avoir un enfant pour mon honneur et pour accomplir ma dernière volonté. Marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je lègue à toi et à ta sœur et pour mes neveux. Après la guerre tu pourra faire valoir ton droit de pension de guerre en temps que ma femme, car je meurs en soldat regulier de l’Armee française de la Libération. Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer tu feras éditer mes poèmes et mes ecris qui valent d’être lus. Tu apportera mes souvenirs si possibles, à mes parents en Arménie. Je mourrais avec mes 23 camarades toute à l’heure avec courage et serénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellment, je nai fais mal à personne et si je lai fais, je l’ai fais sans haine. Aujourd’hui il y a du soleil. C’est en regardant au soleil et à la belle nature que jai tant aimé que je dirai Adieu ! à la vie et à vous tous ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal où qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous à trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendu. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaisse de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami Ton camarade Ton mari Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la Rue de Plaisance.
Si tu peus les prendre rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M. 

On ne pouvait pas faire cet hommage sans  le magnifique poème d'Aragon repris par Léo ferrer :


Strophes pour se souvenir d'Aragon (1955)


Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
File:Mémorial de l'affiche rouge.jpg
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.


Pour en savoir plus sur le FTP-MOI il suffit d'aller voir sur :

http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/moi.html

Portraits des FTP-MOI

http://www.memoire-net.org/etran/etrang7.html

Dont voici un extrait :


«Son nom de guerre était Pierrette, je ne savais pas qu'elle s'appelait Olga, ni qu'elle était juive, ni qu'elle était mariée avec Alexandre Jar, grand responsable aussi dans le groupe des FTP/MOI, ni qu'elle avait une petite fille qui était gardée à la campagne. "Pierrette" était chargée du transport des armes. Les femmes qui transportaient les armes faisaient un travail beaucoup plus dangereux que ceux qui combattaient les armes à la main, elles ne pouvaient se défendre.
Le chef de groupe préparait l'action, puis conduisait ses camarades au rendez-vous. Les femmes -Anna Richter, Olga Bancic- devaient, à l'heure dite, apporter des grenades et des revolvers (nous en avions très peu). Puis il fallait les récupérer après l'action. Ce qui les exposait terriblement, car après le bouleversement d'un attentat, le quartier était tout de suite encerclé par la sécurité allemande, les maisons fouillées et quelquefois les rames de métro arrêtées. Les hommes qui avaient tiré s'enfuyaient immédiatement à vélo, mais Olga qui avait attendu que les combattants aient fini leur travail, ne bougeait pas et elle récupérait les armes près d'un métro. Dans certains quartiers ces actions étaient particulièrement difficiles. C'était une époque où les résistants vivaient dans la crainte d'être pris, ils étaient sans cesse aux aguets, se méfiaient de tout. Le danger était si grand que beaucoup de camarades avaient l'impression qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout, jusqu'à la Libération. Il fallait passer et repasser à travers les mailles du filet. Ils pensaient toujours qu'ils seraient pris et fusillés. Les femmes étaient les plus attentives, elles faisaient très attention. Il y avait ceux dans le groupe qui n'avaient peur de rien, ceux dont les familles avaient été déportées, ce qui les rendaient encore plus combatifs.
La plupart des militants avaient dû opter pour la clandestinité, surtout les juifs, qui vivaient dans des conditions terribles. Le groupe prenait des risques terribles, car les actions étaient directes. Il y en avait au moins une par jour, parfois deux.
Olga participa à une centaine d'attaques contre 1'armée allemande, c'est-à-dire près de la moitié des combats menés par le groupe Manouchian. Nous ne savions rien d'elle, pour des raisons de sécurité. Pour elle, semblait-il, seul l'idéal comptait. Le vendredi soir, elle était toujours anxieuse. J'avais compris qu'elle avait un enfant quelque part, qu'elle allait voir le Samedi. Une fillette de deux ans... » 
Arsène Tchakarian du groupe Manouchian.

Et pour finir, le témoignage d'Adam Rayski qui a été l'un des témoins et acteurs de la tragédie de la rafle du Vel' d'Hiv' les 16 et 17 juillet 1942.


Qui a trahi Manouchian ?

Qui a trahi Manouchian et son groupe de résistants ? Le parti communiste est-il réellement en cause, même indirectement ? Adam Rayski apporte ici un précieux témoignage.


L’Histoire : Avant d’être fusillé, Manouchian, dans sa dernière lettre, pardonne à tous, « sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus ». Qui est le traître ?


Adam Rayski :
Dans l’esprit de Manouchian il s’agissait de Joseph Davidovitch, commissaire politique des FTP-MOI [Francs-Tireurs et Partisans - Main-d'Œuvre Immigrée, note de Hapoel] depuis juin 1943. Manouchian était son subordonné et ne l’a accepté qu’à contrecœur. En octobre, Davidovitch disparaît. Par une fuite de la préfecture, nous avons appris qu’un résistant dont le signalement correspondait à celui de Davidovitch avait craqué, était passé aux aveux.

Il sillonnait Paris en voiture avec les policiers français pour piéger les camarades sur leurs lieux de rendez-vous. À la suite d’une évasion simulée, il devait infiltrer la MOI et remonter jusqu’à la direction clandestine du Parti. Après les coups de filet de mars 1943 – 140 camarades arrêtés – , la police s’était déjà bien infiltrée. En janvier 1944, ce sont deux adjoints de Duclos qui tombent. Davidovitch a contribué à mieux cerner l’organigramme clandestin. Sa trahison ne fait plus aucun doute.


L’Histoire : Et quels sont ceux qui ont vendu ?


Adam Rayski :
Une certitude : Manouchian ne pouvait soupçonner les communistes. Pour Mélinée, sa veuve, il est mort communiste. « Vendre » est le mot de la terminologie résistante et de la presse clandestine pour désigner la Collaboration et Vichy, surtout après Montoire. A son procès, quand Manouchiandéclare : « Vous avez vendu votre conscience et votre âme à l’ennemi », il s’adresse avec mépris à un parterre de gestapistes français et de journalistes collaborateurs.


L’Histoire : Il y a ce Tomasina, compagnon de cellule de Manouchian. Manouchian lui aurait dit qu’il accusait formellement un certain Roger d’être coupable, au même titre que Davidovitch. C’est en tout cas ce que déclare la veuve de Manouchian. Qu’en pensez-vous ?


Adam Rayski :
Effectivement, Tomasina laisse planer le doute sur Roger – Boris Holban -, chef militaire parisien des FTP-MOI, d’être co-responsable de l’arrestation. Roger aurait insisté pour que Manouchian donne les vrais noms et adresses des camarades à Davidovitch. C’est fondamentalement méconnaître les réalités de la clandestinité.

Les vrais noms, ça n’existait pas. Mélinée Manouchian dit, à propos du 16 novembre 1943 [date de l'arrestation de Missak Manouchian, note de Hapoel], que Manouchianne connaissait pas les adresses. Cette déclaration de Tomasina n’est pas sérieuse. C’est offenser Manouchian que de le présenter comme un boy-scout alors qu’il était un résistant de première qualité.


L’Histoire : Que pensez-vous de la thèse de la « tricolorisation » du Parti ? Certains historiens prétendent que le PC, soucieux de redorer son blason cocardier , aurait sacrifié délibérément les combattants « Manouchian » aux noms trop juifs et à l’accent yiddish si peu national…


Adam Rayski :
Le groupe Manouchian n’était pas comme ça, suspendu en l’air. Il était en interconnexion avec tous les rouages du Parti. On ne pouvait livrer sélectivement Manouchian sans mettre en danger toutes les organisations dans la mouvance du Parti.

Dans l’hécatombe de mars 1943, il y avait beaucoup de Français de pure souche. Il n’y a qu’à lire le rapport de police du 3 décembre 1943, établi après la chute de Manouchian : « 67 arrestations, 14 Français aryens, 4 Français juifs, 19 étrangers aryens, 30 étrangers juifs ». Souvenez-vous de Joseph Epstein, responsable FTPF de l’Ile-de-France, exécuté en avril 1944 avec 18 Français « aryens ».

Le PC ne manquait pas de noms bien français. L’appellation nazie de groupe « Manouchian », c’est la propagande raciste pour mieux discréditer la Résistance et la présenter comme non patriotique.


L’Histoire : Le groupe a-t-il été abandonné sans armes ?

Adam Rayski : Le même rapport de synthèse énumère tout un arsenal trouvé dans une planque de Marcel Rayman et de Boczov qui appartenait au groupe des 23 condamnés de l’Affiche rouge : « 5 pistolets, 6 grenades, des lots de cartouches, une mitraillette Mauser, etc. ». Que l’on s’y reporte.


L’Histoire : Sans argent ?


Adam Rayski :
La caisse du Parti ne fonctionnait pas comme une payerie générale. Fréquemment l’argent arrivait en retard, ou pas du tout quand le collecteur de fonds « tombait ». Tout le monde brandit la dernière lettre de Manouchian à sa femme, mais néglige bizarrement son post scriptum : « J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M[issak] M[anouchian]. » [Pour Adam Rayski, Armène désigne l'organisation arménienne de Paris, note de L'Histoire]. Si l’argent venait à manquer, c’était pour des raisons techniques et non politiques. La thèse de l’abandon ne tient pas debout.

L’Histoire : Y a-t-il une responsabilité du PCF dans la chute du groupe Manouchian ?


Adam Rayski :
En mai 1943, devant le bilan des pertes des organisations juives, j’ai demandé le repli, le transfert de notre direction dans la zone Sud. Le Parti a refusé, qualifiant cette attitude de « capitularde ». Le PC voulait continuer à frapper dans la capitale, avec ce qui restait son unique bras séculier : les FTP-MOI.

Stratégiquement, la direction, pour affirmer sa suprématie vis-à-vis de Londres et du Conseil national de la Résistance, désirait capitaliser les actions d’éclat de la MOI. La direction nationale juive est partie in extremis pour Lyon, mais les FTP ont continué à lutter sur place avec acharnement. Le Parti a sous-estimé l’impératif de la guérilla urbaine – savoir décrocher – et a tiré un rendement politique maximum des coups d’éclat de la MOI. À terme, c’était donc bien une grave erreur politique.

La part de responsabilité du PC dans les arrestations de résistants – dont les 23 de l’ Affiche rouge – est indiscutable. Mais ne parlons pas à propos du Parti de trahison ; ne parlons pas non plus d’abandon et encore moins de sacrifice prémédité.


[Propos recueillis par Alain Rubens]

Article de la revue L’Histoire n°81 septembre 1985

L'AFFICHE ROUGE 

Il est certes difficile de mesurer l'impact exact de cette affiche, passée à la postérité sous le nom d’Affiche rouge, sur les Français. Il est certain qu'ici et là des mains anonymes ont déposé des fleurs au pied de ces affiches ou ont collé dessus des bandeaux où l'on pouvait lire : “Des martyrs”, ou “Oui ! L'armée de la Résistance”. Sur les visages émaciés des martyrs, les passants ont sans doute lu surtout les tortures subies. Peut-être ont-ils perçu le mur en arrière-fond comme celui des fusillés, tombés pour que vive leur nouvelle patrie. Il est clair, en tout cas, que la propagande allemande et collaborationniste n'a pas atteint son but. “L'armée du crime” n'a pas fait horreur à une population qui pourtant, à chaque attentat, souffrait des prises d'otages. Si cette affiche suscita de la haine, ce fut contre les bourreaux, et non contre ces patriotes venus d'ailleurs.



Regardez et écoutez :

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/dossier/1375/l-affiche-rouge.20090331.MAN4059588539.non.fr.html#containerVideo


L'affiche rouge - Le film

 

Sur les murs de la France occupée, une affiche rouge désignait à la vindicte publique un groupe de résistants étrangers, communistes pour la plupart, animé par l’Arménien Missak Manonchian. Arrêtés au cours d’une vaste rafle allemande, 22 de ces 23 partisans immigrés qui luttaient pour une France libre furent fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944. La vingt-troisième, une femme, fut décapitée par les nazis le 10 mai 1944. C’est l’histoire courageuse de cette armée des ombres, de ces martyrs étrangers de la Résistance française que ce film retrace.

 

  • De Frank Cassenti
  • Avec Pierre Clémenti, Laszlo Szabo, Roger Ibanez
  • DVD Zone 2. Pal . Paru le 18 septembre 2008


    Vous pouvez le trouver à la FNAC entre autre !
  •  

    Contenu du DVD : L' affiche rouge

    • Le Film : L' affiche rouge
    • - L'entretien avec Frank Cassenti
    • - L'entretien avec Arsène Tchakarian, compagnon d'armes de Missak Manouchian
    • - "L'agression" : Le court-métrage de Frank Cassenti


    A lire pour en savoir encore plus :

        



    Maintenant que vous connaissez Missak Manouchian, vous aurez surement envie de voir le film "L'Armée du crime" de Robert Guédiguian. Alors je vous souhaite une bonne toile et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensez !





Par Britt and Jeff - Publié dans : civils dans la guerre
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 19:08


Un autre film qu'il ne faut pas rater !!

Black Book est sorti en salle en novembre 2006 et un an plus tard en DVD et sincérement je vous conseille de l'acheter si ce n'est déjà fait !

Voici l'histoire :

La Haye, sous l'occupation allemande.
Lorsque sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre.
Elle rejoint alors la Résistance et, sous le nom d'Ellis de Vries, parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l'officier Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi...

 Paul Verhoeven, Paul Verhoeven dans Black Book (Photo)
En fait, ce film est mûrement réfléchit par Paul Verhoeven. C'est un projet vieux de 20 ans qui souligne le retour du réalisateur dans son pays natal : la Hollande où il a commencé  sa brillante carrière de cinéaste.
"Je suis content d'avoir pu réaliser ce projet sur lequel Gerard Soeteman et moi travaillons depuis vingt ans. (...) L'idée de base a toujours été la même: un groupe de juifs est trahi et tué en tentant de franchir le delta du Biesboch et le personnage central se lance à la poursuite du traître. Originellement, notre protagoniste était un homme, ce qui posait un problème: comment lui faire infiltrer de façon crédible le commandement allemand? Gerard a trouvé la solution il y a trois ans: faire de notre héros une femme. Toutes nos scènes se sont mises en place du même coup." raconte le réalisateur.

P Carice Van Houten, Paul Verhoeven dans Black Book (Photo)aul Verhoeven est un réalisateur fou qui aime l'érotisme et la violence. "Turkish Delices" et "Le quatrième homme" qu'il tourne en Hollande avant de venir réaliser ses films au U.S.A.
Je retiendrai pour cela "La chair et le sang", Total Recall" ou encore "Robocop" sans oublier l'incontournable "Basic Instinct" avec la belle Sahron Stone et qui provoqua un scandale au festival de canne.

Avec "Black Book" non seulement il renoue avec son pays mais aussi avec le succés, car depuis 6 ans il rien tourné et le top office l'a un peu délaissé. Mais Paul Verhoeven n'en est pas à son premier film sur la seconde guerre mondiale. En 1977, en Hollande, il avait réalisé 'Le Choix du Destin" (connu également sous le titre de "Soldiers of Orange") avec pricipalement des acteurs néerlandais. Ce film était alors le film le plus cher jamais réalisé aux Pays-Bas et il a fait  plus de 1 547 180 entrées, le classant N° 1 au Box office néerlandais. 
"Black Book est un film qui reprend tous les ingrédients de l'univers apprédié par Paul Verhoeven. Cest un film où les horreurs de la guerre ne seront pas banalisées, Sang, sueur,  Carice Van Houten, Paul Verhoeven dans Black Book (Photo)poils ou excréments seront au rendez-vous sans pour cela gacher une mise en scéne grandiose et très soignée. L'actrice Carice Van Houten, (Ellies De Vries dans le film) est une vrai révélation. Actrice au visage d'ange, elle saura très bien se servir de son image pour mener a bien sa mission. Elle se pliera aux innombrables hummiliations que lui infligera le scénarion de Verhoeven, qui par le biais de son héroïne dénonce toutes les horreurs vécues par les juifs, et souligne la résistance et le refus de se plier à la boucherie, par son désir de vivre.

Paul Verhoeven raconte églement que le "Black Book", (carnet noir) a réellement existé. Voilà ce qu'il en dit :
"Ce fameux "petit livre noir" était tenu par Mr de Boer, un avocat de la Haye qui fut abattu dans la Goudenregenstraat juste après la guerre. On n'a jamais retrouvé ses assassins. Durant l'Occupation, de Boer s'était efforcé d'aboutir à un accord entre le commandement allemand à la Haye et la Résistance, afin de limiter les effusions de sang. Chaque fois que les Résistands liquidaient des gens, les Allemands prenaient des otages dans la rue et les fusillaient sur le champ."

Sans mettre en doute la bonne foi de son réalisateur, je n'irai pas dire que le film est  tiré d'un fait réel n'ayant rien trouvé d'autre sur l'existance de ce carnet noir. Il est simplement la synthése de ce qu'a pu subir le peuple hollandais sous l'occupation allemande. Ce film vous tiendra en haleine du début à la fin, par une action bien mené et et des acteurs bien campés dans leur rôle.

Mais voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche...


Black Book
Bande annonce vf publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo



Et comme je vous ai parlé du premier film sur le théme de la WW2 du même réalisateur, Paul Verhoeven voici un extrait en anglais mais le film existe en VF.


avec ce lien vous aurez une version sous-titrée :

http://www.sevensept.net/fichefilm.php?mov_index=137

Allez pour vous donner envi de le chercher des images du films : 

     
  Rutger Hauer, l'acteur princial.






Voilà c'est fini pour aujourd'hui ! On se retrouve bientôt et en attendant dites moi si vous avez aimez ces 2 films ! Quoi que le second soit assez difficile à trouver ! pour ma part je l'ai mais en VHS avec cette jaquette ! Mais ne nous décourageons pas...








Par Britt and Jeff - Publié dans : Biblio-Vidéos - Communauté : Quadragénaires...
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 18:20

gibson-girlLes premières "Pin Up" datent de la fin du 19ème siècle et on les appelait alors des "Gibson Girl" du nom de leur créateur. Charles Dana Gibson, célèbre dessinateur coucha donc ses premières girls à l'encre de Chine en 1886, et c'est le fameux magazine "Life" qui accepta le premier de publier l'un  de ses dessins en 1897. "Life"continuera de publier Gibson encore 30 ans. Mais le dessinateur se taillera une solide réputation par ailleurs car il sera publier dans tous les plus grands magazine new yorkais de l'époque. Le mythe était né.



gibson girl

"Remarquez comme ces trois femmes quelque peu dénudées pour l'époque s'amusent avec un Homme si petit qu'il faut une loupe pour le voir  !! " C'est vous dire ce qu'elle pense des hommes !


Gibson Girl


Les "Gibson girls" laisseront bientôt la place aux "Flappers". "Pin up" des années 1910-1920. Ce sont en général des peintures ou croquis de femmes quelques peu libertines, portant des robes courtes, (pour l'époque ! )  des cheveux courts, refusant les corsets,(clin d'oeil à Coco Chanel)  défiant les conventions en buvant et en fumant en public, et en se comportant en femmes libérées sexuellement. Elles ont notamment inspiré les illustrateurs John Held Jr., faith burrows, et Ethel hays entre autre. Nous sommes à l'époque du charleston, du jazz, des débuts de l'automobile... L' après-guerre (14/18) , verra aussi la naissance des premiers calendriers sulfureux de Brown et Bigelow, qui connaîtront un succès mondial et seront illustrés par les plus grands dessinateurs de "Pin up".





























Les deux dessins du haut sont de Ethel Hays ( 19892- 1989) et sont tirés de la serie " Flappers Fanny says"

Hogan's Alleyweb extras: Hays art, including Flapper Fanny Says

Ci-contre un dessin de Faith Burrows (1904 - 1997)

http://www.comicstripfan.com/newspaper/f/flapperfilosofy.htm













Plus accessible, n'oublions pas les "cartes d'art" éditées à des millions d'exemplaires et que l'on pouvait trouver dans les distributeurs automatiques partout en Amérique. Ces cartes seront illustrées par les plus grands, mais aussi serviront de magnifique support pour les moins connus. Elles vont également largement contribuer à populariser la "Pin up". C'est de ces petites cartes que viendra sûrement le terme "Pin up" qui veut intégralement dire "punaisé sur le mur", ce qui arrivait souvent a ces cartes, calendriers ou posters.




1930/1940, voientun grand nombre d'illustrateurs et d'illustratrices se laisser séduire par la femme sexy, glamour,sophistiquée, malicieuse, rusée qu'est devenue la "Pin up". Son succès est de plus en plus étendu, elle entre dans tous les foyers et attire le regard aussibien des hommes que des femmes qui trouve en elle le symbole de la femme moderne. On utilise son image sur de multiple support. La publicité, les emballages de produits divers allant de la boite de fromage au pneus Dunlop en passant bien sur par Lucky Strike ou Coca Cola !  de grands maîtres apparaissent comme Alberto Vargas, Rolf Armstrong, Georges Petty, et bien sur Gil Elvgren.

091805-035 par aeillill

Pinup MarlboroEncore la chute !


La seconde guerre mondiale va encore renforcer le succès des "Pin up". Les GI's en raffolent et n'oublie pas d'emporter dans leur paquetage leur "Pin up" préférée ! Ils vont contribuer à son exportation en Europe. La Pin up est à son apogée et ne quittera plus son sommet avant la fin des années 50. On parle maintenant d'art. Même l''armée américaine va autoriser les Gi's à décorer leur avions, leurs jeeps,  leurs blousons...du corps parfait de ces demoiselles. Certaines deviendront célèbres comme Betty Grabble, Veronica Lake, sans oublier Rita Hayworth.  Le Nose Art est né. (Voir le B-17 et le Nose-art ). Même sur les affiches de propagande elles valoriseront le patriotisme des Américains et américaines !

40's pinup and spitfire
magnetic postcard

08




Auction 444662 Image 1

Join the Fly Boys for Fame and Gloryjoin fly boys fame glory


 



Après les années 50, les progrès de la photographie vont pousser l'art de la "Pin up" à se retirer. Les Mentalités aussi vont la condamner voyant dans ces icônes, un coté un peu trop nunuche ! La femme se libère, vote, travaille, défile dans les rues...  et en même temps que la fermeture des maisons closes, elle se déshabille de plus en plus ! Le magazine Playboy en est un excellent exemple. Et oui, le consommateur masculin préférera l'anatomie dévoilée des mannequins plutôt que le merveilleux subjectif des "Pin up".

De nos jours, la Pin up, revient à la mode. Certains amateurs sont prêt à mettre de véritable fortune pour ces demoiselles. Une nouvelles générations d'illustrateurs commence à se faire connaître le renouveau de la lingerie feminine et l'arrivée des mangas contribue a ce nouveau succès.


 http://www.carlo-pieroni.com/   

A voir absolument ! C'est un photographe contemporain qui travaille l'art de la "Pin up" à merveille ! C'est un régal pour les yeux !!







Mais assez parlé, je vous laisse admirer ces quelques Pin up des années 40 et aussi visiter ces quelques sites que je vous ai choisi. Car la pin up c'est d'abord un plaisir visuel.

La pin up de Alberto vargas

Vargas
Pin-Up d'Alberto VargasAlberto Vargas


Pin up de Rolf Armstrong (1889 - 1960)




Pin Up de Al Buell (1910 - 1996)




Pin up d' Edward D'Ancona





Et parce que vous avez été bien sage, voici le maître de tous ! J'ai nommé : 

Gil Elvgren (1914-1980)






Si vous en voulez encore allez voir ce site : http://www.thepinupfiles.com/AKGallery.html



Allez je ne pars pas sans rendre un dernier hommage cette fois à celles qui ont été La PIN UP des années 40. Je n'en citerai que quelques unes car un grand nombre de stars et de starlettes ont inspirées nos dessinateurs, plus belles les unes que les autres. Si vous voulez en connaître plus je vous conseille ce site :

http://www.listal.com/list/pinups-1940s

Betty Grabble (On ne la présente plus ! C'est la Pin up par excellence ! )

 




Ann Gwynne (Actrice qui apparue plusieurs fois dans "Life"




Viviane Blaine (actrice des années 40/50)

Image


Rita Hayworth (La femme fatale!)

1021largevh0.jpg

Veronica Lake (La blonde sulfureuse)

Veronica_lake_3

Bon là j'ai mon compte de jolies filles ! J'espére que vous avez passé un bon moment, mais comment pourrait-il en être autremant en si charmante compagnie !

Allez une petite dernière.... La Pin up qui aujourd'hui encore fait un tabac et qui je crois a du battre tous les records d'utilisation :

Betty Boop juste pour vous dire au revoir... Boop-boop-A-Doop !!

[ BETTY BOOP POSTER ]
C'est Helen KANE qui fut l'inspiratrice malgrés elle du personnage "Betty Boop" ! Mais cela est une autre histoire !!

Par Britt and Jeff
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